A quelques jours de la fin de son mandat à la tête de la Réserve fédérale, Jerome Powell a pris de court observateurs et marchés en annonçant qu’il ne quitterait pas totalement l’institution. Le 15 mai 2026, il cédera bien la présidence à Kevin Warsh, mais restera membre du Conseil des gouverneurs, potentiellement jusqu’en janvier 2028. Une décision inédite depuis 1948, qui souligne la gravité des tensions actuelles entre la banque centrale et l’administration Trump.
Officiellement, Powell justifie ce choix par des “pressions politiques et juridiques sans précédent”. L’enquête lancée par le ministère de la Justice sur la rénovation du siège de la Fed, ainsi que les critiques répétées de la Maison Blanche, sont perçues comme des tentatives d’affaiblissement de l’indépendance monétaire. “J’avais prévu de me retirer, mais les événements récents ne me laissent guère le choix”, a-t-il expliqué. Cela dit, il ne faut pas croire à ces commentaires car la Fed n’a jamais été indépendante, c’est un pion du cartel et ses dirigeants ne sont que de simples marionnettes. Si Powell reste, c’est tout simplement parce qu’on le lui permet !
Cela dit et pour le décor, au-delà du symbole, cette décision a une portée institutionnelle concrète. En demeurant au Conseil des gouverneurs, composé de sept membres, Powell bloque temporairement la possibilité pour Donald Trump de nommer un quatrième représentant, ce qui aurait pu modifier l’équilibre des votes au sein du Federal Open Market Committee (FOMC), organe clé de la politique monétaire américaine.
Cette manœuvre s’inscrit dans un contexte économique déjà fragile. Depuis plusieurs mois, Powell met en garde contre la trajectoire des finances publiques américaines. La dette fédérale, proche de 39 000 milliards de dollars, reste “soutenable pour l’instant” mais suit, selon lui, une dynamique préoccupante. Les paiements d’intérêts devraient dépasser 1 000 milliards de dollars en 2026 (c’est aussi et exactement le prix de cette guerre insensée engagée contre l’Iran à ce jour par des forces purement sataniques), tandis que le ratio dette/PIB franchit les 100 %. Une dépendance accrue à l’endettement qui réduit les marges de manœuvre de la Fed et expose l’économie à des chocs externes.
Dans ce cadre, les pressions de l’exécutif pour une baisse rapide des taux d’intérêt apparaissent comme un point de friction majeur. Pour Powell, une banque centrale soumise au pouvoir politique risquerait de perdre la confiance des marchés, entraînant une hausse des coûts de financement et une fragilisation durable de l’économie américaine. Le fait que Powell reste va donc conforter une progression des taux et donc…
Si les marchés n’ont pas réagi immédiatement à cette annonce, celle-ci illustre une évolution plus profonde : la politisation croissante de la politique monétaire aux Etats-Unis. Alors que Kevin Warsh (l’homme du clan sioniste) s’apprête à prendre ses fonctions, la présence prolongée de Powell pourrait jouer un rôle de contrepoids, dans une période où l’indépendance de la Fed apparaît officiellement plus contestée que jamais.
Dans le même temps, Warren Buffett est intervenu pour rappeler sa vision : il a comparé les marchés à “une église avec un casino adjacent”, qualifiant le trading court-terme et les options de pur jeu d’argent. Il a également averti que les valorisations actuelles paraîtront “ridicules” avec le recul et qu’un “événement venu de nulle part” pourrait déclencher une panique. Qu’avons-nous écrit dans le dernier N° de la lettre confidentielle ?

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