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Vont-ils éviter le pire et gagner un peu de temps ?

Nous sommes dans une crise mondiale du diesel qui pourrait fragiliser les économies bien avant que n’apparaisse le chaos. La pénurie se met en place progressivement : perturbation des routes maritimes, baisse des exportations, raffineries endommagées ou à l’arrêt, stocks réduits, puis flambée des prix et rationnement.
Cette tension contribue à expliquer l’intensification des contacts diplomatiques entre Washington, Moscou, Pékin, Téhéran et les pays du Golfe. Au-delà des rivalités politiques, ces puissances sont liées par une même réalité matérielle : le pétrole et les produits raffinés doivent pouvoir circuler. Le détroit d’Ormuz, Bab el-Mandeb et les oléoducs saoudiens sont des passages essentiels, désormais menacés ou perturbés.

La crise se propage à l’échelle mondiale. Les restrictions russes sur les exportations de diesel, les dommages subis par des raffineries et les difficultés d’approvisionnement au Moyen-Orient contraignent les raffineurs asiatiques à arbitrer entre besoins intérieurs et ventes à l’étranger. Les Etats-Unis, devenus un exportateur majeur, sont eux aussi touchés par la hausse des prix. Les stocks sont faibles et les tensions pourraient persister jusqu’en 2027.
Les sanctions ajoutent un dilemme : les Etats-Unis disposent de nouveaux moyens pour pénaliser les acheteurs d’énergie russe, mais leur usage pourrait réduire encore l’offre mondiale et faire monter les coûts.

Le diesel est central parce qu’il fait fonctionner le transport routier, l’agriculture, les mines, les chantiers, les navires de pêche et les générateurs. Son renchérissement se répercute donc sur le fret, l’alimentation, l’électricité et la production. Les pays pauvres importateurs, qui disposent de moins de réserves et de moyens financiers, risquent de subir les conséquences les plus graves : rationnement, horaires commerciaux réduits, pénuries et tensions sociales.

Conclusion

Les négociations actuelles ont donc précisément pour enjeu d’éviter que la pénurie ne devienne incontrôlable. En cas d’échec, les Etats les plus fragiles pourraient connaître des coupures d’électricité, des marchés noirs, des transports désorganisés et une instabilité politique croissante.

 

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NB. Le numéro 598 de LIESI a été posté et la version PDF sera envoyé en fin d’après-midi.

Nous analyserons un monde bouleversé par la lutte pour le contrôle du pétrole, de l’énergie et des ressources stratégiques.
Que cachent les crises au Venezuela, en Iran, à Gaza et en Ukraine ? Dans la reconfiguration mondiale esquissée par le Comité des 300, comment lire le déclin industriel, financier et politique croissant européen et américain ?
A l’inverse, pourquoi la Chine a pris une avance majeure dans les technologies stratégiques et la production industrielle ?
Comment analyser la montée des rendements obligataires, de la dette et des tensions de refinancement ? Qui a conscience de ce qui se passe à propos de la stabilité du système financier occidental ?
Comment traduire les crises géopolitiques, énergétiques et monétaires qui s’alimentent mutuellement en dehors du cirque électoral qui abrutit les populations ?

 

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Nouvelle série septembre 2026

 

L’Europe menacée de spoliation, l’Ukraine fragilisée et l’or contre la dette : les prémices d’un séisme financier mondial

 

— Sommaire de ce numéro —

– Tandis que Poutine déclare la fin de l’Ukraine en tant qu’Etat souverain, l’UE s’apprête à spolier les Européens à cause de sa faillite.

– Alerte rouge sur les fonds souverains : un géant de 2 000 milliards d’euros va-t-il s’effondrer ?

– Aux portes d’un basculement financier : l’or et l’argent sont au cœur d’un changement de cycle.

– Or, dettes et rivalités monétaires : les dessous d’un possible tournant historique.

– Vers un tournant des marchés mondiaux : liquidité, dette et retour de l’or au cœur du système.

– La Chine et les banques centrales achètent massivement de l’or tandis que Goldman Sachs en voit le prix atteindre 4 900 dollars l’once d’ici fin 2026.

– La Chine cherche à renforcer le renminbi grâce à l’or.

– Goldman Sachs s’interroge : où les banques centrales stockeront-elles leur or ?

– Au-delà du conflit iranien, une reconfiguration mondiale est en cours à la suite du sauvetage du marché obligataire américain par le secrétaire au Trésor.

https://www.liesi-delacroix.eu/serie-liso-numeros-734-742

 

SOMMAIRE DE LA LETTRE  LISO

 

 

Pour comprendre ce qui existe au-dessus des gouvernements et qui décide, vous devez lire cette série :

 

https://www.liesi-delacroix.eu/la-lettre-d-informations-liso

SOMMAIRE DE LA LETTRE CONFIDENTIELLE LIESI

SOMMAIRE DE LA LETTRE  LISO

SOMMAIRE DE LA LETTRE DES PROPHETIES

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