Nous baignons dans un environnement mondial marqué par la méfiance, les tensions énergétiques et la remise en cause de l’ordre économique traditionnel.
La Chine achète beaucoup plus d’or que ne le laissent apparaître ses déclarations officielles. Selon une estimation de Goldman Sachs, Pékin a acquis environ 35 tonnes en juillet 2026. Ce volume représente près du double des achats officiellement annoncés. La Chine est ainsi le principal acheteur mondial parmi les banques centrales. Des achats qui s’inscrivent dans une tendance plus large d’accumulation d’or par les institutions monétaires.
Depuis 2022, les achats mensuels des banques centrales ont fortement progressé. Goldman Sachs estime que cette demande atteint désormais environ 91 tonnes par mois sur une moyenne de trois mois. Avant 2022, elle ne dépassait pas 17 tonnes mensuelles en moyenne.
L’écart entre les données publiques et les flux réellement observés s’explique par des déclarations tardives ou incomplètes. Cela dit, l’analyse des transferts entre Londres, les coffres nationaux et certains dépositaires permet de détecter ces achats discrets.
Au-delà, une telle stratégie traduit la volonté de Pékin de diversifier ses réserves et de réduire sa dépendance au dollar.
Autre événement : le discours de Donald Trump devant l’Assemblée générale de l’ONU, le 22 septembre 2026. Le président américain y a présenté les Etats-Unis comme une puissance déterminée à remodeler les équilibres internationaux. Il a tenu un discours particulièrement offensif contre l’Iran, accusé de déstabiliser le Moyen-Orient.
Trump a affirmé que Washington pourrait soit conclure un accord, soit détruire complètement le régime iranien. Il a toutefois laissé entendre qu’une négociation pourrait intervenir après les élections américaines de mi-mandat.
En parallèle, des représentants américains et iraniens se sont entretenus pendant trois heures à New York. Une telle rencontre a été qualifiée de productive, sans pour autant déboucher sur un accord concret.
Le président américain a également annoncé un renforcement de la présence militaire américaine au Groenland. Il a aussi défendu une politique favorable au développement de l’intelligence artificielle.
Sur le plan énergétique, Trump a déclaré étudier l’interdiction des exportations américaines de diesel. L’objectif serait de préserver l’approvisionnement intérieur et de faire baisser les prix aux Etats-Unis. Mais cette mesure pourrait réduire l’offre disponible sur les marchés internationaux. L’insuffisance de l’offre de diesel pourrait maintenir les cours à des niveaux exceptionnellement élevés. Une telle tension pèse sur l’ensemble des produits raffinés et sur le marché du pétrole. Le diesel étant essentiel au transport routier, à l’agriculture et à l’industrie, sa hausse se répercute rapidement sur les coûts de production. Elle alimente donc une nouvelle pression inflationniste.
Trump laisse entendre qu’une interdiction d’exportation de diesel est imminente
Le président Donald Trump a déclaré avoir exhorté les responsables de la Maison Blanche à soutenir une interdiction temporaire d’exportation de carburant diesel. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a indiqué que les responsables examinaient la faisabilité d’une telle interdiction et cherchaient à déterminer si une interdiction totale ou partielle serait efficace.
Le sénateur Dan Sullivan (républicain de l’Alaska) s’est joint à l’appel lancé par d’autres républicains du Congrès en faveur d’une interdiction d’exportation de diesel.
Il s’agit là de l’indicateur le plus fort à ce jour d’un embargo imminent sur les exportations de diesel, et cela confirme l’analyse selon laquelle la Maison Blanche discute en interne d’un tel embargo.
Il existe presque certainement des divergences au sein du gouvernement Trump concernant cette mesure. Le ministre de l’Intérieur Burgum et le ministre de l’Energie Wright ont publiquement indiqué qu’un embargo sur les exportations de diesel aurait un impact minime sur les prix.
Alors que de plus en plus de républicains du Congrès réclament un embargo sur les exportations de diesel et que le président Trump y apporte publiquement son soutien, un tel embargo est probable dans les 30 prochains jours. Si l’administration Trump impose un embargo sur les exportations pour atténuer la hausse des prix, celui-ci sera presque certainement mis en place avant les élections de 2026.
Un embargo sur les exportations de diesel ne fera probablement qu’atténuer temporairement les prix élevés du carburant. Une fois qu’il aura expiré, les acheteurs étrangers recommenceront presque certainement à acheter à des niveaux records et les prix augmenteront.
Les utilisateurs soumis à des contraintes opérationnelles strictes en matière d’accès au diesel — flottes d’intervention d’urgence des hôpitaux, secteur agricole pendant la récolte, transport de marchandises et logistique critiques — seront probablement confrontés à une volatilité accrue de l’offre si une interdiction d’exportation est mise en place. Les dates de début et de fin de toute interdiction déclencheront presque certainement un comportement de constitution de stocks de la part des grands acheteurs industriels et commerciaux.
Les entreprises voient leurs marges se réduire tandis que les consommateurs subissent une augmentation des prix.
Cette situation complique la tâche des banques centrales, qui cherchent à soutenir la croissance tout en maîtrisant l’inflation. Elle constitue également un obstacle pour les actifs risqués, comme les actions et certaines obligations.
Pour résumer, l’or progresse comme valeur refuge tandis que l’énergie devient une source majeure d’instabilité. Et sans surprise, la politique américaine, les tensions avec l’Iran et la fragilité des chaînes d’approvisionnement pourraient accentuer cette situation.
Qu’en pensez-vous ?
La secrétaire américaine à l’Agriculture, Brooke Rollins, a conseillé aux Américains confrontés à la hausse des prix des produits alimentaires de se tourner simplement vers d’autres sources de protéines s’ils trouvent le bœuf trop cher…
Et que pensez-vous de ce qui se passe en Ukraine avec cette dictature de Zelensky ?
Une journée comme les autres en Ukraine ! A Novovolynsk, dans l’oblast de Volyn, des agents du TCR procédaient – comme d’habitude – à l’enrôlement “courtois” d’un homme. Cependant, un passant armé d’un pistolet a interrompu la procédure, sauvant ainsi la vie du “volontaire”.
https://x.com/MKBattalionOf/status/2102433239239700516/video/1
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NB. Le numéro 598 de LIESI a été posté et la version PDF sera envoyé en fin d’après-midi.
Nous analyserons un monde bouleversé par la lutte pour le contrôle du pétrole, de l’énergie et des ressources stratégiques.
Que cachent les crises au Venezuela, en Iran, à Gaza et en Ukraine ? Dans la reconfiguration mondiale esquissée par le Comité des 300, comment lire le déclin industriel, financier et politique croissant européen et américain ?
A l’inverse, pourquoi la Chine a pris une avance majeure dans les technologies stratégiques et la production industrielle ?
Comment analyser la montée des rendements obligataires, de la dette et des tensions de refinancement ? Qui a conscience de ce qui se passe à propos de la stabilité du système financier occidental ?
Comment traduire les crises géopolitiques, énergétiques et monétaires qui s’alimentent mutuellement en dehors du cirque électoral qui abrutit les populations ?
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Nouvelle série septembre 2026
L’Europe menacée de spoliation, l’Ukraine fragilisée et l’or contre la dette : les prémices d’un séisme financier mondial
— Sommaire de ce numéro —

– Tandis que Poutine déclare la fin de l’Ukraine en tant qu’Etat souverain, l’UE s’apprête à spolier les Européens à cause de sa faillite.
– Alerte rouge sur les fonds souverains : un géant de 2 000 milliards d’euros va-t-il s’effondrer ?
– Aux portes d’un basculement financier : l’or et l’argent sont au cœur d’un changement de cycle.
– Or, dettes et rivalités monétaires : les dessous d’un possible tournant historique.
– Vers un tournant des marchés mondiaux : liquidité, dette et retour de l’or au cœur du système.
– La Chine et les banques centrales achètent massivement de l’or tandis que Goldman Sachs en voit le prix atteindre 4 900 dollars l’once d’ici fin 2026.
– La Chine cherche à renforcer le renminbi grâce à l’or.
– Goldman Sachs s’interroge : où les banques centrales stockeront-elles leur or ?
– Au-delà du conflit iranien, une reconfiguration mondiale est en cours à la suite du sauvetage du marché obligataire américain par le secrétaire au Trésor.
https://www.liesi-delacroix.eu/serie-liso-numeros-734-742
SOMMAIRE DE LA LETTRE LISO
Pour comprendre ce qui existe au-dessus des gouvernements et qui décide, vous devez lire cette série :

https://www.liesi-delacroix.eu/la-lettre-d-informations-liso