Les concessions envisagées par les Etats-Unis dans le cadre d’un accord avec l’Iran vont avoir des conséquences géopolitiques et économiques majeures. L’accord en cours marquerait un profond recul de l’influence américaine au Moyen-Orient et affaiblirait durablement la confiance de la communauté internationale envers Washington.
Les Etats-Unis ont échoué à atteindre leurs objectifs militaires et politiques, notamment parce qu’ils ont sous-estimé les effets de la guerre asymétrique. L’administration américaine et ses soutiens politiques ont bien évidemment mal interprété le rapport de force avec l’Iran et ont apporté de nouvelles souffrances au peuple américain.
Parmi les concessions évoquées figureraient une modification du régime de navigation dans un détroit stratégique, l’abandon du statu quo antérieur à la guerre, la reconnaissance de l’échec de la stratégie militaire américaine et l’octroi à l’Iran d’un accès à environ 300 milliards de dollars destinés à la reconstruction, ainsi que le déblocage de comptes et d’actifs. Téhéran pourrait également obtenir le paiement de redevances et de frais sur les marchandises transitant par cette zone.
Ces mesures pourraient, à court terme, favoriser les marchés grâce à une éventuelle baisse des prix du pétrole. Toutefois, leurs effets géopolitiques seront beaucoup plus lourds : la dissuasion américaine sera affaiblie, l’autorité régionale de l’Iran renforcée et l’équilibre des pouvoirs au Moyen-Orient profondément remanié.
Cette perte d’influence a déjà des conséquences sur la situation économique des Etats-Unis. LIESI craint qu’une détérioration de la confiance internationale fragilise la demande pour les obligations américaines, alors que la dette publique continue de progresser. Plus largement, un affaiblissement du dollar est à craindre ce qui va favoriser l’agenda des élites économiques qui profitent d’un transfert massif de richesse au détriment de la population, dont le pouvoir d’achat est progressivement érodé.
Cet accord va fragiliser les mouvements MAGA et les deux grands partis américains. Il est le symptôme d’une crise politique, économique et stratégique plus large aux Etats-Unis qui se profile.
Des soldats bloqués à bord de navires de la marine font état de conditions épouvantables alors qu’ils croupissent à la dérive. Des milliers de marins à bord de l’USS Abraham Lincoln sont restés en mer plusieurs mois au-delà de la durée prévue de leur déploiement. Les soldats signalent des douches moisies, des toilettes cassées, un rationnement alimentaire, un moral au plus bas et des repas réduits à une demi-tasse de riz et deux tortillas. A l’inverse, le ministre de la Guerre Hegseth a dépensé 2 millions de dollars en crabe royal d’Alaska, en fauteuils inclinables Herman Miller (prix de départ : 8 700 dollars pièce) et en corbeilles de fruits… selon les notes de frais.
Dans le même temps, Trump a déclaré que ceux qui divulguent les informations sur la “diminution des stocks d’armes militaires” seront arrêtés et passeront un long moment en prison. La source serait le Center for Strategic and International Studies (CSIS), financé par le gouvernement américain, Carnegie, Gates, le Japon, Open Society, Dalio, Amazon, Chevron, etc… Ce qui révélerait que l’Open Society de Soros et le gouvernement américain agissent de concert en tant que parties prenantes dans ces fuites.
En raison d’un retard considérable dans la production d’armes aux Etats-Unis, le ministère de la Défense achète désormais des armes et des composants au Royaume-Uni, en Allemagne et en Pologne à un prix majoré. Alors que le Pentagone demande 83 milliards de dollars, le retard accumulé par le gouvernement auprès de Lockheed dépasse les 230 milliards de dollars – la date d’achèvement des systèmes THAAD est fixée à 2032. Les contrats relatifs aux systèmes de mission E-4B de l’armée de l’air seront achevés en 2037. Un contrat avec Raytheon porte sur des ventes à 31 pays différents, dont Israël, et devrait être achevé d’ici décembre 2027.
L’Iran a le dessus – Israël est également à court d’armes – et son statut de paria se répandra à travers le monde à mesure qu’il deviendra persona non grata. Raser Gaza pour se débarrasser des preuves n’est guère un acte de détermination.
Un second semestre 2026 où les métaux pourraient faire l’actualité : vers le grand Reset chinois
— Sommaire de ce numéro —
– La Chine resserre l’accès au trading à effet de levier sur l’or et prépare une nouvelle étape pour le yuan.
– La Chine déclenche la réévaluation de l’or !
– La Chine dévoile son ambition financière mondiale : décryptage du forum de Lujiazui.
– Des préparatifs qui interviennent dans un contexte de crise de liquidité et de tensions sur les chaînes d’approvisionnement.
– Les stocks pétroliers américains sous pression : derrière l’accalmie des prix, des fragilités croissantes.
– Vers une nouvelle architecture de sécurité régionale et une stratégie iranienne glaciale d’effroi pour Wall Street.
– Barclays : la correction de l’or crée un point d’entrée plus favorable.
– Pétrole, or et marchés : le grand basculement silencieux.
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SOMMAIRE DE LA LETTRE LISO
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