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Les agents du Comité des 300 ne laissent aucune marge à Donald Trump – Partie 2

Dans la suite de son analyse, Tucker Carlson va plus loin encore. Selon lui, les conditions politiques d’une confrontation avec l’Iran étaient déjà réunies avant même l’entrée en fonction de Donald Trump. Carlson affirme avoir été présent à Washington lors de l’investiture présidentielle et avoir accompagné Trump ce jour-là. Il souligne que le premier dirigeant étranger reçu à la Maison-Blanche fut Benjamin Netanyahu. Pour lui, ce symbole est révélateur de la priorité accordée dès le départ au dossier iranien.
Il rappelle également que Netanyahu s’est rendu à de multiples reprises à Washington durant les premiers mois du mandat, ce qui, selon lui, témoigne d’une coordination étroite autour de cette question stratégique.

Carlson explique que son incompréhension a commencé lorsqu’il a observé la composition de l’équipe chargée de la politique étrangère et de la sécurité nationale. Il cite notamment :
Mike Waltz comme premier conseiller à la sécurité nationale ; Marco Rubio au poste de secrétaire d’Etat ; John Ratcliffe à la tête de la CIA.
Selon lui, ces responsables partageaient depuis longtemps une vision favorable à une politique beaucoup plus agressive vis-à-vis de l’Iran.

A l’époque, Carlson dit avoir été stupéfait par ces nominations. Elles lui semblaient contradictoires avec les promesses de campagne répétées de Trump contre les “guerres sans fin” au Moyen-Orient.
Pendant toute la campagne, rappelle-t-il, Trump avait promis de concentrer les ressources américaines sur les problèmes intérieurs, de mettre fin aux interventions extérieures coûteuses et de privilégier la reconstruction du pays.
C’est donc une contradiction entre le discours et les choix politiques. Carlson insiste sur le fait qu’il apprécie personnellement plusieurs des responsables concernés. Son désaccord ne porterait donc pas sur leur personnalité mais sur leur orientation idéologique. Selon lui, ces responsables ont consacré une grande partie de leur carrière à défendre une politique de pression maximale contre l’Iran et à soutenir l’idée d’un changement de régime à Téhéran. Le fait qu’ils aient été placés aux postes les plus stratégiques dès le début du mandat lui apparaît aujourd’hui comme un indice que la direction prise était déjà déterminée.

“Le plan était déjà en place”

 

Avec le recul, Carlson affirme que ce qu’il considérait alors comme des signaux isolés forme désormais un ensemble cohérent. Il estime que la trajectoire conduisant à une guerre contre l’Iran était visible dès la période de transition suivant l’élection présidentielle. Selon son interprétation, dès les premières réunions organisées après la victoire électorale, les postes-clés étaient occupés par des personnalités favorables à cette orientation stratégique.

L’une des parties les plus marquantes de son raisonnement concerne Donald Trump lui-même. Carlson reconnaît qu’il lui a fallu du temps pour accepter cette idée, notamment parce qu’il a longtemps entretenu des relations proches avec le président et dit l’apprécier personnellement. Cependant, il estime aujourd’hui que si la guerre était effectivement inscrite dans la composition même de l’administration dès novembre, alors Trump ne pouvait pas l’ignorer. Cette hypothèse l’amène à une conclusion plus sévère : soit Trump a accepté très tôt cette orientation, soit il a présenté durant la campagne un discours qui ne correspondait pas aux choix qu’il préparait une fois élu.

Au final, Carlson présente ces événements comme la confirmation que la politique iranienne de l’administration n’est pas née d’une crise soudaine ou d’un changement de circonstances, mais d’un projet mûri bien avant l’entrée en fonction du président. Dans sa lecture des faits, les nominations de sécurité nationale, la place accordée à Netanyahu dès les premiers jours du mandat et la continuité des pressions exercées depuis plusieurs années constituent les éléments d’un même processus.
Pour Carlson, la guerre contre l’Iran n’aurait donc pas été une réaction improvisée aux événements, mais l’aboutissement d’une orientation stratégique présente dès la transition présidentielle.

Cela dit à ses yeux, cette guerre représente l’action présidentielle la plus dommageable pour les intérêts américains qu’il ait observée de son vivant. Il estime qu’elle risque : d’affaiblir durablement la puissance des Etats-Unis ; de réduire le niveau de vie des Américains ; d’éroder l’influence stratégique du pays au Moyen-Orient ; de produire des conséquences économiques importantes pour les décennies à venir.
Pour cette raison, Carlson affirme avoir pris ses distances avec Trump et ne plus chercher à le contacter. Selon lui, Trump chercherait désormais des responsables parmi : les dirigeants israéliens ; certains commentateurs et conseillers favorables à la guerre ; plusieurs membres de son entourage politique. Mais cette recherche de coupables ne change rien au problème fondamental.

 

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