Qui ne constate pas une dégradation exponentielle des services publics en France, notamment dans le domaine de la santé, où les délais d’accès aux soins sont jugés de plus en plus problématiques.
Ce serait avant tout la conséquence du recours croissant de l’Etat aux cabinets de conseil privés et aux outils d’intelligence artificielle dans la conduite des politiques publiques.
Depuis 2017, les gouvernements français ont largement fait appel à des cabinets comme McKinsey, BCG, Accenture ou Capgemini pour des missions touchant à la stratégie publique, à la réforme de l’Etat ou encore à la santé. Ces pratiques ont notamment été documentées par le Sénat et la Cour des comptes. Ces cabinets utilisent massivement des outils algorithmiques et des systèmes d’IA dans leurs prestations.
Le développement de l’intelligence artificielle dans l’administration française soulève des questions de souveraineté et de contrôle démocratique. Lorsque des décisions publiques sont influencées par des modèles algorithmiques conçus par des acteurs privés, souvent étrangers, les citoyens perdent une partie de leur capacité à comprendre, contester ou contrôler les choix effectués.
Il va de soi que cette évolution fragilise plusieurs principes fondamentaux de la démocratie : la souveraineté populaire, la transparence des décisions publiques, la responsabilité des gouvernants devant les citoyens, et le débat démocratique.
Cette externalisation de certaines fonctions de l’Etat affaiblit le modèle républicain français fondé sur une administration neutre et un service public fort. Cette tendance ment de plus en plus en évidence une forme de transfert du pouvoir de décision vers une technostructure privée reposant sur des logiques managériales et économiques.
Le quotidien ne cesse de démontrer que les arguments souvent avancés en faveur de l’IA dans l’administration, notamment l’efficacité ou la neutralité supposée des algorithmes, sont des mensonges de plus en plus grossiers. Aucun système algorithmique n’est neutre et il reflète toujours des choix de valeurs, des intérêts économiques ou des orientations politiques. Comme les politiciens sont choisis parmi le personnel des cercles de l’Oligarchie rien n’arrêtera le recours croissant aux cabinets de conseil et à l’intelligence artificielle comme une transformation profonde du fonctionnement de l’Etat.
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