Selon des informations relayées par Politico, l’Union européenne réfléchirait à la nomination d’un envoyé spécial chargé d’échanger avec le président russe Vladimir Poutine au sujet de la guerre en Ukraine. Cette initiative découlerait des inquiétudes de plusieurs dirigeants européens face au risque d’être exclus d’éventuelles négociations entre les Etats-Unis et la Russie.
Trois noms seraient actuellement évoqués à Bruxelles : l’ancienne chancelière allemande Angela Merkel (un agent double crypto communiste qui a détruit économiquement l’Allemagne), le président finlandais Alexander Stubb et l’ancien Premier ministre italien Mario Draghi (sans commentaire).
Ces personnalités présentées comme candidats présentent in fine des éléments susceptibles de compliquer d’éventuelles discussions avec Moscou.
Angela Merkel conserve une longue expérience des relations avec la Russie et maîtrise la langue russe. Cependant, ses déclarations sur les accords de Minsk — qu’elle a décrits après coup comme un moyen de donner du temps à l’Ukraine pour se renforcer militairement — ont fortement détérioré sa crédibilité auprès du Kremlin. Vladimir Poutine a déjà affirmé que la Russie avait été “trompée” sur ce dossier. Merkel a par ailleurs indiqué qu’elle ne souhaitait pas assumer un tel rôle de médiation.
Alexander Stubb, de son côté, défend une ligne très ferme vis-à-vis de Moscou. Il soutient l’aide militaire à l’Ukraine, l’adhésion de Kiev à l’OTAN et à l’Union européenne, ainsi qu’une posture renforcée de l’Alliance atlantique face à la Russie. Ces positions pourraient rendre difficile son acceptation par le Kremlin comme interlocuteur neutre.
Mario Draghi apparaît comme une figure plus modérée sur le plan diplomatique, bien qu’il ait lui aussi soutenu l’Ukraine durant son mandat de Premier ministre italien. Son profil reste davantage associé aux questions économiques européennes qu’aux négociations géopolitiques.
On parle aussi de Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne, dont les prises de position très critiques envers la Russie auraient conduit plusieurs diplomates européens à considérer qu’elle ne pourrait pas jouer un rôle crédible de médiatrice auprès de Moscou.
Du côté russe, Vladimir Poutine aurait mentionné l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder (sans surprise) comme interlocuteur plus acceptable. Proche de Moscou et associé aux projets énergétiques Nord Stream, Schröder demeure cependant très controversé au sein de l’Union européenne.
Au-delà des personnalités envisagées, les divergences de fond entre Bruxelles et Moscou restent majeures, notamment sur : l’adhésion éventuelle de l’Ukraine à l’OTAN, les garanties de sécurité occidentales, les questions territoriales, et les réparations de guerre.
Bref, ces désaccords risquent de limiter l’influence de l’Union européenne dans de futures négociations de paix, alors que les Etats-Unis et la Russie demeurent les principaux acteurs du dialogue diplomatique.
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