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MV Hondius : comment un virus rare a transformé une croisière polaire en crise sanitaire internationale

Ce qui devait être une expédition d’observation parmi les îles les plus isolées de l’Atlantique Sud est devenu, en quelques semaines, une crise sanitaire suivie de près par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Le navire d’expédition néerlandais MV Hondius, parti d’Ushuaia le 1er avril avec 147 personnes à bord, navigue désormais vers Tenerife sous surveillance internationale après plusieurs décès liés à une souche rare de hantavirus. Trois passagers sont morts, plusieurs autres ont été infectés ou placés sous observation, et des dizaines de voyageurs ont déjà quitté le navire avant que l’alerte sanitaire ne soit pleinement comprise.

Au centre de l’enquête sanitaire figure un couple néerlandais passionné d’ornithologie. Selon les autorités sanitaires citées par plusieurs médias, les deux voyageurs avaient passé plusieurs mois en Argentine, au Chili et en Uruguay avant d’embarquer à Ushuaia pour cette croisière d’expédition. Les enquêteurs soupçonnent une exposition au virus lors d’une excursion près d’une zone contaminée par des rongeurs en Terre de Feu.
Le problème majeur réside dans la nature même du hantavirus des Andes. Contrairement à la plupart des hantavirus, transmis uniquement par contact avec des excréments ou sécrétions de rongeurs infectés, cette souche sud-américaine peut, dans de rares cas, se transmettre entre humains.
Or la période d’incubation peut durer plusieurs semaines. Au moment de l’embarquement, aucun symptôme n’était visible. Les contrôles sanitaires classiques n’ont donc détecté aucun risque.

Une succession de décès et d’évacuations

Le premier décès est survenu le 11 avril, lorsqu’un passager néerlandais est mort à bord après avoir développé des symptômes graves. Son épouse a été évacuée vers l’Afrique du Sud avant de décéder à son tour quelques jours plus tard. Un troisième passager, de nationalité allemande, est mort début mai.
Entre-temps, plusieurs personnes présentant des symptômes ont été transférées vers des hôpitaux en Afrique du Sud, aux Pays-Bas ou en Suisse. Les autorités sanitaires ont ensuite confirmé que la souche impliquée était bien le hantavirus des Andes.
Le principal point d’inquiétude est que le virus avait déjà quitté le navire avant l’identification officielle du foyer infectieux. Lors d’une escale à Sainte-Hélène, plusieurs dizaines de passagers ont débarqué puis rejoint différents pays, déclenchant une vaste opération internationale de traçage des contacts.

A mesure que l’ampleur de la situation devenait plus claire, plusieurs autorités portuaires ont hésité à accueillir le navire. Le MV Hondius est resté immobilisé au large du Cap-Vert avant que l’Espagne accepte finalement son arrivée à Tenerife malgré les réticences exprimées par le président des Canaries.
Les passagers encore à bord doivent désormais être évacués progressivement puis placés en quarantaine. Plusieurs pays européens préparent déjà des protocoles de suivi pour leurs ressortissants.

L’OMS insiste pour l’instant sur un point : le risque de pandémie reste considéré comme faible. Les transmissions interhumaines du hantavirus des Andes existent, mais elles demeurent rares et nécessitent généralement des contacts rapprochés et prolongés. Cependant, l’affaire ravive des souvenirs encore très présents de la pandémie de COVID-19 : un navire isolé, des passagers dispersés avant détection complète, des ports hésitant à ouvrir leurs frontières et une circulation mondiale accélérée des voyageurs.
Plusieurs médias et réseaux sociaux ont déjà amplifié certaines informations non vérifiées ou sensationnalistes autour du navire. Des spécialistes appellent donc à distinguer les faits établis des extrapolations alarmistes.

Ce qui apparaît néanmoins clairement, c’est la fragilité des systèmes de détection reposant essentiellement sur l’apparition de symptômes visibles. Dans le cas du MV Hondius, le virus circulait déjà silencieusement alors même
que tous les contrôles sanitaires initiaux avaient été considérés comme rassurants.

 

323 vials containing deadly viruses, including Hantavirus, reported missing from Australia lab in 2024 after major biosecurity breach. They were never found.

 

Et maintenant, voici à tous les aveugles la manière dont Donald Trump est pris au sérieux par ceux qu’il essaie de servir si docilement :

 

 

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