Un nouveau décret exécutif américain marque un tournant majeur dans la gestion des chaînes d’approvisionnement. Washington se prépare à une période prolongée de pénuries, de tensions industrielles et d’intervention accrue de l’Etat… exactement ce que la lettre confidentielle LIESI avait annoncé. Et attendez la suite que vous lirez dans le prochain numéro.
Le décret identifie plusieurs secteurs considérés comme vulnérables : le réseau électrique, les transformateurs, les infrastructures pétrolières et gazières, les raffineries, les pipelines, le charbon, les semi-conducteurs, les médicaments, les produits chimiques et certains intrants agricoles.
Mais il faut savoir que les marchés privés ne sont pas capables d’augmenter suffisamment rapidement leurs capacités sans achats publics, garanties financières ou autres formes d’intervention fédérale. Cela signifie que le gouvernement ne se contente plus de réagir à des perturbations ponctuelles. Il cherche désormais à cartographier les dépendances industrielles, constituer des réserves, favoriser la production nationale et identifier des fournisseurs alternatifs. Voilà qui promet ! Et en Espagne comme en France, les incendies criminelles se multiplient et là aussi, seuls les idiots utiles diront : c’est la faute à pas de chance. Réfléchissez : qui a intérêt à faire cela ?…
De la pénurie invisible aux rayons vides
Pour rappel, une pénurie ne commence pas nécessairement lorsque les magasins sont vides. Elle peut d’abord se manifester par :
– l’incertitude des entreprises concernant leurs futurs approvisionnements ;
– l’augmentation des stocks de précaution ;
– la constitution de réserves par plusieurs pays ;
– la concurrence entre industriels pour accéder aux mêmes matières premières ;
– la hausse des coûts de transport et des matériaux de substitution ;
– l’augmentation des prix avant même l’apparition de véritables ruptures.
Les grandes entreprises, disposant d’un pouvoir d’achat supérieur, pourraient alors monopoliser les ressources disponibles, laissant les petites entreprises davantage exposées.
Selon cette analyse, le gouvernement pourrait être amené à donner la priorité à certains contrats, à orienter les matières premières vers des secteurs jugés essentiels et à soutenir financièrement des industries stratégiques. Une telle politique pourrait prendre la forme de subventions, de garanties de prêts, de contrôles des prix ou de plans de sauvetage. Mais elle aurait aussi un coût : une hausse des dépenses publiques et un recours accru à l’endettement !
On retrouve le cercle vicieux dont parle LIESI depuis bien longtemps : les perturbations réduisent l’offre et augmentent les coûts ; l’Etat dépense davantage pour soutenir la production ; ces dépenses accroissent les déficits, alimentent les tensions inflationnistes et pèsent à nouveau sur l’économie.
Les principaux risques concernent les secteurs qui soutiennent le fonctionnement de la société moderne : l’électricité, l’énergie, les médicaments, l’alimentation, les composants électroniques et les produits chimiques.
Cela dit, la crise ne se traduira pas nécessairement par un effondrement brutal, mais plutôt par une accumulation de difficultés : prix plus élevés, délais plus longs, accès limité à certains produits et contrôle renforcé des ressources.
L’effondrement des Etats-Unis se caractérise maintenant par une société plus dépendante des décisions publiques. Les mesures prises par Washington révèlent les vulnérabilités que les autorités identifient elles-mêmes. Mais l’administration américaine présente une situation économique plus solide qu’elle ne l’est réellement.
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Un second semestre 2026 où les métaux pourraient faire l’actualité : vers le grand Reset chinois
— Sommaire de ce numéro —
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SOMMAIRE DE LA LETTRE LISO
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