Le président Donald Trump a déclaré dans un message publié sur son réseau Truth Social que Bill Pulte prendrait la direction par intérim des services de renseignement nationaux le 19 juin.
Mais qu’est-ce qui rend Pulte qualifié pour ce poste ?
Pour diriger les services de renseignement, ses qualifications semblent extrêmement faibles.
Pulte est l’actuel directeur de l’Agence fédérale de financement du logement, qui supervise Fannie Mae, Freddie Mac et le système des banques fédérales de prêt immobilier.
Mais si Trump parle de Pulte en tant que directeur par intérim du renseignement national, c’est un tout autre univers.
Le DNI supervise la communauté du renseignement américaine. Ce rôle exige normalement une solide expérience en matière de sécurité nationale, de renseignement, d’affaires militaires, de politique étrangère, d’opérations classifiées, de lutte contre le terrorisme, de cybermenaces et de commandement inter-agences.
Alors, selon vous, Pulte est-il qualifié ?
Autre sujet confirmant l’importance des politiques fondées sur le mensonge
La directrice sortante du renseignement national américain, Tulsi Gabbard, a rendu public des documents déclassifiés montrant que le gouvernement américain a financé plus de 120 laboratoires biologiques dans plus de 30 pays, dont plus de 40 en Ukraine. Selon ces documents, certains de ces laboratoires travaillaient sur des agents pathogènes dangereux et auraient mené des recherches qualifiées de “gain de fonction”.
Il est évident que cette publication est un événement important pour la crédibilité des institutions américaines, car elle remet en question des déclarations antérieures selon lesquelles certaines accusations concernant les bio-laboratoires relevaient de la désinformation. Cette divulgation devrait alimenter la méfiance envers les autorités, les médias et les experts, chaque camp accusant davantage l’autre de propagande ou de dissimulation.
Il semble que d’autres révélations pourraient être publiées avant le départ de Gabbard de ses fonctions.
La publication des documents est bien réelle et provient officiellement de l’Office of the Director of National Intelligence. Le fait que les Etats-Unis aient financé des laboratoires biologiques à l’étranger n’est pas en soi une révélation entièrement nouvelle : plusieurs de ces programmes relevaient notamment d’initiatives de biosécurité et de réduction des menaces biologiques après la chute de l’URSS. Si la publication des documents est un fait vérifiable, les conclusions politiques et les implications que certains en tirent restent contestées.
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