Des purges internes, des rivalités entre factions du pouvoir et des tensions au sein des services de sécurité alimentent également les interrogations sur la stabilité du système. Certains services de renseignement européens évoquent même l’hypothèse d’un risque de coup d’Etat ou d’une transition imposée par une partie des élites si la guerre devait continuer à détériorer la situation économique et militaire. Toutefois, la majorité des spécialistes restent prudents : aucune preuve solide ne permet aujourd’hui de conclure à une rébellion imminente au sein du Kremlin.
Plusieurs analyses insistent justement sur ce point : affaiblissement ne signifie pas effondrement!
Le système politique russe reste fortement centralisé, dispose d’importants moyens de répression et conserve un contrôle étroit sur les institutions, les médias et les appareils de sécurité. L’histoire montre que les régimes autoritaires peuvent survivre longtemps malgré des difficultés économiques ou une impopularité croissante.
La véritable question n’est donc peut-être pas de savoir si Vladimir Poutine va tomber prochainement, mais si son régime entre dans une phase de vulnérabilité progressive. Les tensions économiques, l’usure de la guerre, les rivalités internes et la fatigue d’une partie des élites pourraient ne pas provoquer une rupture brutale, mais préparer lentement les conditions d’une future transition.
Pour l’instant, Vladimir Poutine conserve le contrôle de l’appareil d’Etat. Mais ce qui inquiète désormais certains observateurs n’est plus seulement la solidité du régime. C’est le fait que, pour la première fois depuis longtemps, une partie du débat géopolitique commence à porter non plus sur la puissance de la Russie de Poutine, mais sur ce qui pourrait venir après lui.
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