B. Bertez – Le capitalisme financiarisé est arrivé à une limite structurelle : il se maintient artificiellement en vie grâce à l’endettement, tout en se détruisant progressivement par ce même mécanisme. La cause fondamentale est l’insuffisance chronique de la profitabilité du capital par rapport aux masses de capital accumulées.
Face à un excès de capital et à un taux de profit insuffisant, le système recourt massivement à la dette, au crédit et aux déficits publics et privés. Cette dette joue un rôle central : elle crée du pouvoir d’achat sans ponctionner les profits des entreprises, soutient artificiellement la demande, gonfle les marges bénéficiaires et alimente la hausse des marchés boursiers. Il en résulte une inflation des cours financiers et la création d’un capital fictif, qui exige à son tour une rentabilité toujours plus élevée, nécessitant encore davantage de dette. Le système fonctionne ainsi comme un mouvement perpétuel, proche d’un schéma de type Ponzi.
Madoff a été condamné à 170 années de prison et les tenants du système actuel peuvent agir en toute impunité : non pas pour ruiner quelques milliers de personnes, mais des centaines de millions. La raison semble assez évidente : le désintérêt des peuples d’Occident pour la question économique et financière.
Tout le monde a besoin d’argent pour vivre, mais combien s’intéressent aux projets funestes des gnomes qui administrent le système ? Encore une fois, tout cela est en rapport étroit avec la dimension spirituelle. Pourquoi les banquiers internationaux détruisent-ils sans cesse le niveau de vie des masses et provoquent-ils des guerres avec de plus en plus de contrôle ? Pourquoi s’ingèrent-ils dans l’administration de l’Eglise catholique qui a pour devoir d’éclairer les âmes sur la vérité ? Comme ils ne pourront jamais en prendre le contrôle, ils ont façonné une nouvelle église conciliaire, à Rome même, éclipsant la vraie Eglise catholique, exactement comme l’avait annoncé la sainte Vierge à la Salette.
Et les hommes ont fini par suivre des séducteurs qui prêchent une nouvelle religion sans aucun interdit, où tout le monde est gentil ; et on ne parle plus de Satan et de son agenda pourtant bien affiché dans l’apocalypse de saint Jean !
Tout cela répond donc à un plan, à un agenda spirituel. Ces banquiers sont-ils si libres pour faire ce qu’ils veulent ? Bien évidemment que non, ils sont les serviteurs de Mammon et leur marge de manœuvre est dépendante des plans de l’Enfer… jusqu’aux limites fixées par le Bon Dieu… lent à la colère…
Pour maintenir des marges bénéficiaires record, il faut contenir les salaires. Mais cette compression salariale réduit la demande. Celle-ci est alors compensée par une “demande tombée du ciel”, produite par les déficits publics et l’endettement des ménages. Cette mécanique permet aux entreprises d’enregistrer des profits records tout en transférant le coût du pouvoir d’achat vers la dette.
Les marges élevées des entreprises américaines sont donc l’exact reflet des déficits historiques des ménages et de l’Etat. Il s’agit d’une identité comptable : les déficits d’un secteur correspondent nécessairement aux excédents d’un autre. Les investisseurs, en valorisant les actions avec des multiples records, font implicitement le pari que ces déficits persisteront indéfiniment.
S’appuyant sur les travaux de John Hussman, les profits actuels sont artificiellement gonflés par ces déséquilibres. Ajuster les valorisations boursières pour tenir compte de cette réalité réduit fortement l’illusion de cherté, mais suppose l’acceptation d’un équilibre instable et dangereux. Même ajustées, les valorisations restent proches des sommets de la bulle de 2000, suggérant des rendements futurs faibles.
Il est illusoire et risqué de supposer la permanence de déficits massifs et, par conséquent, celle des profits qui en dépendent. Ce déséquilibre alimente des risques systémiques : défauts de paiement, inflation durable, instabilité sociale et rupture brutale des marchés.
En conclusion, le capitalisme financiarisé survit en transformant la dette en moteur de la profitabilité, mais cette fuite en avant ne peut être durable. La croyance dans la pérennité de profits records repose sur une méconnaissance — ou un déni — de leur origine profondément déficitaire.

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Ce qui se passe sur les marchés précieux est si important que LIESI va publier plusieurs séries de LISO, afin de vous apporter des informations “retenues” par la presse, ainsi qu’une analyse selon notre grille de lecture qui tient compte du scénario anticipé et à venir.

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