Simplicius – Le porte-parole de l’armée de l’air ukrainienne, Yuri Ignat, explique que la Russie utilise plus de missiles balistiques que jamais auparavant. Cependant, nous devons également envisager la possibilité très réelle que la Russie ne fasse que pousser l’Ukraine au bord du gouffre énergétique afin de dissuader cette dernière de poursuivre ses frappes contre le secteur énergétique russe, qui ont été douloureuses en conjonction avec les diverses sanctions occidentales en cours, même si elles sont loin d’être existentielles comme le prétendent certains.
Pour la Russie et Poutine, un “statu quo” de guerre permettant à la Russie de maintenir sa santé économique est le scénario idéal, et la Russie préférerait de loin ne subir aucune frappe sur ses propres centres énergétiques en échange d’un retrait similaire en Ukraine. En effet, Poutine sait que l’AFU s’effondre déjà même sans se concentrer sur le réseau énergétique ukrainien, et que la destruction de ce réseau n’est donc pas un objectif de victoire particulièrement nécessaire.
Après tout, comme indiqué précédemment, quel pourrait être réellement l’objectif de la Russie dans l’effondrement total du réseau énergétique ukrainien ? Il ne serait guère utile que la machine d’information mondiale occidentale lance une nouvelle campagne Holodomor. Mais il s’agit là simplement de jouer l’avocat du diable et de réfléchir aux possibilités ; cela pourrait très bien être faux, et la Russie pourrait en fait chercher à détruire le réseau, même si on reste quelque peu sceptique quant à l’efficacité morale à long terme d’une telle mesure.
Les conflits politiques internes en Ukraine annoncent ce dont on parlera dans le prochain numéro de la lettre LIESI
Une lutte de pouvoir violente oppose en Ukraine le président Volodymyr Zelenski à son rival, l’ancien président Petro Porochenko. Cette rivalité, mêlant politique, économie et influence étrangère, s’intensifie sur fond d’accusations de corruption. Zelenski, qui contrôle le Service de sécurité ukrainien (SBU), est désormais visé par des enquêtes du Bureau national anticorruption (NABU), soutenu par des structures liées à Porochenko et à certains milieux occidentaux.
Après avoir tenté de placer les institutions anticorruption sous son autorité, Zelenski a dû reculer sous la pression de l’Union européenne et des manifestations à Kiev. Mais la guerre politique continue : le NABU a mené une perquisition contre Tymur Mindich, homme d’affaires proche de Zelenski, accusé de diriger un vaste réseau de pots-de-vin dans le secteur énergétique. Cette affaire pourrait impliquer des responsables de haut rang, dont le ministre de la Justice et, selon certaines rumeurs, Zelenski lui-même. Les preuves audio accumulées fragilisent davantage le pouvoir.
Le scandale survient alors que la situation militaire se détériore, comme nous l’avons vu : des villes comme Pokrovsk et Mirnograd sont tombées aux mains des forces russes, malgré les démentis officiels.
Ainsi, entre guerre extérieure contre la Russie et guerre interne pour le pouvoir, le régime ukrainien traverse une crise politique et morale majeure, où les accusations de corruption menacent directement la légitimité de Zelenski. Et qu’en sera-t-il peut-être un jour de sa femme avec le traffic des enfants d’Ukraine ? Tout cela est nauséabond.
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